Archive for the ‘Les auteurs des Pays de Savoie’

Découvrez Claude Ponti à la bibliothèque du Bourget du Lac (2 février – 4 mars)02.08.10

Du 2 février – 4 mars la bibliothèque du Bourget du Lac vous propose une animation autour de l’univers de Claudie Ponti, auteur poétique et humoristique de la littérature jeunesse.

Ce s’appelle :  » Irrésistibilicieux Ponti « .

Pour tout renseignement, vous pouvez joindre la bibliothèque au 04 79 25 22 52 ou par messagerie : biblio-bourgetdulac@wanadoo.fr

Voici son site

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Les entretiens du mercredi – Jean-Jacques Durand12.16.09

Acteur, Jean-Jacques Durand a décidé de passer derrière le miroir pour devenir également auteur.

Il est aujourd’hui notre invité :
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Ancien instructeur du Personnel Naviguant pour une grande compagnie aérienne, Auteur Dramatique, Comédien, metteur en scène, crée de nombreux spectacles en région Savoies, où il réside le plus souvent, avec sa compagnie « les Tréteaux aux 4 Vents », organise des tournées en Afrique Océan Indien, Egypte et Antilles dans les Centres Culturels Français

Voici le résumé de son livre Avant que ça commence :
Un « nègre » célèbre décide de mettre fin à ses jours un 31 décembre. Un pompier alcoolique écoulant des calendriers et un médecin d’urgence désabusé, tentent de l’en dissuader… Mais si toute la pièce s’était jouée avant que ça commence? Ce serait l’histoire d’un homme qui serait mort avant le début de la pièce et qui ne s’en serait pas rendu compte.

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Semaine spéciale Livres en Marche : l’entretien du mercredi avec Mercotte11.25.09

Les éditions Altal auront un stand pendant le salon Livres en Marche. N’hésitez pas à venir les retrouver. Sarah Molina dédicacera son roman l’Indigeste et Mercotte son livre Solution Macarons. A noter que Mercotte vous réserve une surprise : un coffret avec tout ce qu’il faut pour faire des macarons :

Dans cette boîte de 22cm par 22cm, vous trouverez :
- 8g de colorant Artgato
- 50g de chocolat Ivoire Valrhona
- cinq poches à douille jetables
- une douille
- une recette bonus
- et bien sûr… le livre Solution macarons !

En attendant le salon et cette jolie boite, Mercotte est notre invitée du mercredi :
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Le dernier ouvrage de Michel Etievent est disponible10.30.09

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Les entretiens du Mercredi – Roger Moiroud10.29.09

Roger Moiroud vient de signer son troisième polar avec une nouvelle enquête du Commissaire Féra : Mort sur le golf qui se déroule à Aix les Bains.

Savoie-Littérature lui a posé quelques questions :
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Téléchargez l’entretien en MP3 en cliquant sur ce lien

Voici la présentation du livre.
Après Crime à Saint-Inn et Le Revard pour linceul, Roger Moiroud nous entraîne dans une nouvelle enquête du commissaire Féra! Venu se livrer à son passe temps favori, le golf, Féra va se retrouver face à un golfeur…
mort. Les circonstances curieuses du décès survenu sur le parcours d’Aix-les-Bains vont inciter Féra à demander une autopsie. Les évènements vont alors s’enchaîner. L’enquête conduira Féra dans la Réserve nationale de Chasse et Faune Sauvage des Bauges, où de nouveaux rebondissements se produiront. Comme pour ses autres romans, Roger Moiroud s’appuie sur une documentation très précise, de nombreux repérages et de multiples entretiens.
Au-delà de l’intrigue policière, il entend aussi rendre hommage à sa terre natale, la Savoie, à ses habitants, à ses paysages et à sa gastronomie. On retrouve dans Mort sur le golf des personnages familiers comme le capitaine Durieux, l’adjoint de Féra, Claudia Bertoli, la journaliste du Dauphiné et, bien sur, Pluche, le caniche, fidèle compagnon du commissaire.

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Le dernier roman de Roger Moiroud bientôt disponible !09.14.09

Après Crime à Saint-Inn et Le Revard pour linceul, Roger Moiroud, auteur bien connu du paysage savoyard, nous entraîne dans une nouvelle enquête du Commissaire Féra. Venu se livrer à son passe temps favori, Féra va se retrouver face à face à un golfeur… mort ! Les curieuses circonstances du décès survenu sur le parcours du golf d’Aix-les-Bains vont inciter Féra à demander une autopsie. Les évènements vont alors s’enchaîner inexorablement et conduire l’enquête de Féra vers la vaste Réserve nationale de Chasse et de Faune Sauvage, au sein du Parc naturel régional du Massif des Bauges. De rebondissements en coups de théâtre le commissaire et son équipe devront dénouer les fils et suivre la piste… Comme pour tous ses autres romans, Roger Moiroud s’appuie sur une documentation très précise. Il a procédé à de nombreux repérages, rencontré les authentiques acteurs de la vie locale et s’en est étroitement inspiré pour créer ses personnages et bâtir son intrigue. Ses romans sont aussi un hommage rendu à la Savoie, à ses habitants, à ses paysages, à sa gastronomie. Le lecteur aura également le plaisir de retrouver dans Mort sur le golf les personnages de ses précédents romans à savoir : le capitaine Durieux, l’adjoint de Féra, Claudia Bertoli, la journaliste du Dauphiné et bien sur, Pluche le caniche, fidèle compagnon du commissaire. Lecteurs nouveaux ou lecteurs déjà familiers des romans policiers de Roger Moiroud, laissez-vous emporter par cette nouvelle enquête !

Plus d’informations et pré-commandes : www.roger.moiroud.net/

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Patrick Galan (à la découverte des auteurs de Savoie)09.04.09

Patrick Galan est grand reporter, photographe et romancier français.

Il débute dans la publicité la photo et la presse, puis devient pendant 15 ans le directeur général du groupe Murdoch pour l’Europe et le Moyen-Orient à Genève

En 1994, il revient s’installer à Annecy, pour créer sa propre société de presse et d’édition, « Traveling Press Editions », et lancer le magazine « L’Esprit du Voyage », destiné aux professionnels du tourisme de France, Suisse, Italie du Nord et Bénélux. Parallèlement, Patrick Galan réalise dans le monde entier de nombreux reportages d’actualité « brûlante » pour différents médias français et étrangers.

Depuis 1999, il a publié avec succès plusieurs ouvrages littéraires. Son dernier livre, Règlement de comptes à Bornéo, paru en 2007 a reçu le Grand Prix du Haut-Jura 2008 décerné par l’A.J.A. et le Conseil Général du Jura, le 26 avril 2008.

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Les livres de Michel Etiévent07.09.09

Voici les couvertures de quelques-uns des ouvrages de Michel Etievent, écrivain, historien, journaliste, et auteur d’une quarantaine d’ouvrages (documentaires, essais, contes…). Quelques petites choses pêle-mêle à propos de Michel Etiévent : concepteur et maître d’oeuvre de projets d’écriture collective en collaboration avec les milieux universitaire, scolaire, urbain, hospitalier, carcéral, en lien avec les ministères de l’Education nationale, de la Culture, de la Justice, de la Santé. Directeur de stage et intervenant dans les stages de formation autour du thème de l’écriture (enseignants, directeurs de l’action sociale et culturelle, psychologues, éducateurs). Participe à de nombreux journaux nationaux et émissions de radio et de télévision.

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Retrouvez l’actualité de Michel Etiévent sur son site : http://www.micheletievent.lautre.net/

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A la rencontre de l’écrivain savoyard Patrick Liaudet…06.29.09

http://haute-savoie.ialpes.com/image/auteur/liaudet-patrick.jpgJe suis auteur de 3 romans et d’un recueil de nouvelles. En 2001 j’ai publié mon premier roman « Un infime espace d’éternité » (Editions Extra Bleu ciel).Comme souvent chez les auteurs, ce livre comporte une partie autobiographique. Des évènements survenus dans ma vie ont provoqué ce besoin d’écriture. Toutefois, le livre n’a pas été une thérapie (expression à la mode) car je n’étais pas malade, mais il m’a aidé à me regarder en face, à faire certains bilans. Ce livre est à double entrée puisque l’on retrouve une histoire d’amour et de désamour mais aussi les tribulations des Italiens arrivés en Savoie à différentes époques. Le Consulat d’Italie a d’ailleurs eu la gentillesse de préfacer cet ouvrage. L’ action se passe en grande partie à Aix-les-Bains (ma ville natale) et en Italie (Venise notamment).

Fort de l’honnête succès de mon premier roman, je décidai de passer à la fiction pure( cela est-il possible ?) et je me lançai dans l’histoire d’une famille italienne venue d’Emilie et ayant fui le fascisme, « Le dernier cri du loup ». Je situai l’action dans la Vallée des Huiles (près de La Rochette) ainsi qu’en Italie, bien sûr ! Si le roman était boudé par les éditeurs parisiens, il était accepté par les Editions Thot à Grenoble qui le publièrent en 2004. France 3 Alpes s’intéressa au livre et j’eus droit à un petit film de 5 minutes réalisé dans les décors naturels par Claudine Longhi et son équipe. La couverture et les illustrations furent mises au point par Dominique Gervais. En 2007, je récidivai en publiant « Le côté ensoleillé de la rue », l’histoire d’un pianiste de jazz vivant à Genève, Alex Moser. Un jour, ce pianiste rencontre Candice, une très belle jeune femme qui va influer sur sa vie et sa musique. Ce livre fut l’occasion pour moi d’évoquer la vie des musiciens avec toutes ses vicissitudes. C’est aussi une belle histoire d’amour avec sa part de souffrances. En ce qui concerne la publication, lassé de faire le travail à la place des éditeurs (communication, diffusion…) je décidai de me lancer dans l’auto-édition. Le livre est donc publié sous le nom des Editions du Sierre et a été récompensé en avril 2009 au Printemps du livre par le Prix de la municipalité de Domessin (attribué par les lecteurs).

Ce dernier ouvrage m’ayant demandé presque 3 ans (certains écrivent des livres en 3 mois, j’avoue humblement que je ne sais pas faire…), j’avais envie de souffler un peu et de passer à une forme d’écriture différente. Cela m’amena à écrire un recueil de nouvelles « Discrètes solitudes » qui vient de paraître en 2009, toujours aux Editions du Sierre, puisque là encore je n’ai pas réussi à entrer chez un grand éditeur. Ce recueil comporte 12 nouvelles écrites à partir de faits divers ou de rencontres, des nouvelles qui se passent aussi bien au bord du Lac d’Annecy, à Lyon, au Maroc, en Tchéquie ou encore en Angleterre. Ce qui relie les personnages c’est qu’ils se sont, à un moment donné, isolés du fait de leur puissance, de leur mode de vie ou d’un éloignement volontaire. Les illustrations sont de Franck Lloberes, artiste-peintre qui a, en 2008, au sein d’un collectif, réalisé à Shanghaï la plus grande fresque du monde. La préface est de mon ami Jean Bertolino, écrivain et grand reporter, ancien producteur à TF1 de l’émission « 52 sur la une ». Mais au-delà des titres des uns et des autres c’est surtout le témoignage d’amitié de Franck et de Jean qui m’a le plus touché.

Auteur-compositeur, j’ai commencé par l’écriture de poèmes et de chansons ; à un moment donné j’ai eu besoin d’une forme d’écriture plus soutenue et le roman m’apparaissait comme la solution. Quelle magie de pouvoir se retrouver chaque jour avec ses personnages, les faire évoluer, leur faire dire ce que parfois on n’ose pas soi-même. Quel plaisir de faire partager au lecteur ses émotions ou la beauté d’un paysage.

Lorsque j’ai écrit mon premier livre, il est vrai que j’étais certainement un peu paralysé par le fait qu’on allait me lire, me juger, « m’assassiner » peut-être. Puis avec les encouragements des lecteurs et surtout celui de Jean Bertolino (qui, à l’époque ne me connaissait pas) j’ai pris confiance. Aujourd’hui, si je me remets souvent en cause, si je suis le premier à être critique et sévère vis-à-vis de mes écrits, je n’ai pas de complexes et je le dis sans cesse à ceux qui écrivent : « Ce n’est pas parce que vous écrivez à Chambéry que vous êtes moins bons que ceux qui écrivent à Paris. Pour le reste c’est souvent une affaire de contacts et d’opportunités… »

Le livre c’est également un formidable vecteur de rencontres, sans lequel je n’aurais pas rencontré des gens comme Robert Piccamiglio, Hubert Mingarelli, Paul Desalmand ou dans un autre registre Marc Batard, Alain Vuarnet, sans oublier tous mes amis auteurs « régionaux » (j’ai horreur de ce qualificatif !), ceux de la Société des Auteurs Savoyards et les autres avec qui nous partageons nos doutes, nos espoirs et quelques grands moments de solitude…

L’écriture est un besoin. Je mets tout par écrit, depuis la phrase qui vous vient par surprise jusqu’aux citations marquantes que je recopie en passant par des extraits d’auteurs que je lis. Et quand je dis l’écriture c’est la vraie, au stylo-plume, pas celle où on tapote sur un ordinateur. D’ailleurs j’écris tous mes livres à la main. L’ordinateur constitue pour moi un blocage, et puis j’ai une maquettiste qui fait cela bien mieux que moi !

Je n’ai pas de moments privilégiés pour écrire. C’est quand j’en ai envie ou besoin. C’est un peu comme…l’amour. Il ne faut pas calculer !

Quelquefois je peux écrire 8 heures d’affilée et je suis aussi capable de rester des mois sans avancer mon livre.

J’écris dans « mon pigeonnier » sous les toits , et de ma fenêtre je peux apercevoir la Dent du Chat ou la rivière du Sierroz. C’est un équilibre.

Par contre, je ne supporte pas le moindre bruit quand j’écris, ni la moindre présence (à part celle du chat). Comme le disait justement Louis Pauwels « La solitude est l’outil principal de l’écrivain ».

Je peux même être désagréable si on m’interrompt alors que je tiens « un filon ». Mais ça me rassure, je ne suis pas le seul à réagir ainsi.

Pour vivre il faut toujours avoir des projets. Même si je suis un peu au creux de la vague, car lorsqu’on s’auto-édite il faut tout faire soi-même et c’est le parcours du combattant. J’ai donc en gestation depuis longtemps un recueil de poèmes, un roman et un autre type d’ouvrage dont je ne peux pas encore parler car d’autres sont impliqués dans le projet. En parallèle, j’ai proposé « Le dernier cri du loup » à 2 producteurs cinéma et télévision et j’aimerais trouver un éditeur suisse afin qu’il puisse donner une seconde vie à mon roman « Le côté ensoleillé de la rue » (à bon entendeur…)

En Savoie, il n’est pas facile d’être « un auteur régional » sauf si vous vous spécialisez dans le terroir. Les maisons d’éditions se comptent sur les doigts d’une main et laissent peu de place aux auteurs qui créent (romans, nouvelles, poésie…). Les libraires (je ne parle pas des franchises avec lesquelles cela devient de plus en plus compliqué) devraient assurer la promotion des auteurs savoyards et certains sont à la limite du mépris quand vous leur présentez vos ouvrages. Heureusement, j’ai un réseau de libraires qui jouent le jeu, voire même de supermarchés qui me reçoivent à bras ouverts et je les en remercie. Je ne peux les citer mais ils se reconnaîtront.

Le Festival du Premier Roman : c’est une bonne idée mais c’est un événement qui reste élitiste puisqu’il met en lumière des auteurs qui sont déjà édités nationalement. Je l’ai suggéré un jour : pourquoi ne pas créer une structure parallèle et des animations qui permettraient de faire découvrir des auteurs de la région. Le talent n’est pas forcément parisien, je le répète !

-Les Salons du livre : -UGINE : les organisateurs sont chaleureux et essaient de donner leur chance aux auteurs même si cette année ils ont été obligés de réduire l’espace. Les auteurs sont considérés.

-LES MARCHES : des organisateurs qui accueillent bien et invitent les auteurs locaux. Là aussi beaucoup de convivialité

-DOMESSIN : Richard Keller était chargé d’organiser le Printemps du livre avec Nathalie Tournier et ce fut un coup de maître. Ils vont sans doute pérenniser ce salon qui a un bel avenir.

-HERMILLON : on m’a fait comprendre que les auteurs auto-édités n’y avaient pas droit de cité. J’ai écrit 2 romans édités et je n’ai pas l’impression que les 2 derniers, auto-édités, soient moins bons que les 2 précédents. Bizarre…

-BRISON-ST-INNOCENT : je ne peux pas dire grand-chose puisque j’en suis à l’origine. Simplement, nous essayons de faire tourner et d’inviter un maximum d’auteurs sur 2 ou 3 ans car notre place est limitée. Par contre, j’aimerais tellement qu’on nous aide un peu. Nous arrivons à la 6ème édition et l’an dernier aucune aide officielle du Conseil Général, quant au Conseil régional il ne nous a même pas répondu.

Voilà j’espère n’avoir oublié personne et le mot de la fin sera à l’adresse de tous les acteurs du livre en Savoie (éditeurs, libraires, organisateurs, lecteurs…) : « Aidez les auteurs savoyards, connus ou inconnus, par un coup de pouce, un achat, un encouragement, un contact ou même parfois un simple sourire. Alors le livre et la « culture » auront peut-être fait un grand pas. »

Et pour finir, merci à toi Sarah qui nous donne aujourd’hui l’occasion de nous exprimer et de partager nos idées. Tu as créé le lien entre nous tous et j’espère que ce lien sera de plus en plus solide !

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Entretien avec Roger Moiroud, auteur savoyard06.17.09

Roger Moiroud devient, au fil de ses parutions, un auteur incontournable dans le paysage éditorial savoyard. Sa présence sur les salons du livre est très appréciée par ses lecteurs, qui suivent avec passion les enquêtes du commissaire Féra, qui les emmènent toujours sur une géographie familière (Brison Saint-Innocent, Aix les Bains, le Revard, etc.). Voici aujourd’hui un entretien avec Roger Moiroud.

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Roger Moiroud, vous êtes auteur de romans policiers situés en Savoie. Pourriez-vous revenir sur chacun d’entre eux et nous les présenter ?

J’ai à ce jour publié deux romans policiers : « Crime à Saint Inn » et « Le Revard pour linceul ». Ils mettent en scène un personnage principal, Philibert Féra, commissaire de police d’Aix-les-Bains.

Chaque roman raconte le déroulement d’une enquête. J’accorde une grande importance à l’exactitude des lieux décrits, au respect des procédures et, plus généralement, à la crédibilité du récit. Pour cela, je demande à des experts, la vraie commissaire de police d’Aix par exemple, de lire mon manuscrit de me faire part de ses observations.

Si mes intrigues sont le fruit de mon imagination, je souhaite néanmoins que le lecteur ait l’impression que ce que je raconte pourrait se produire. Mon maître, ma référence, c’est incontestablement Simenon à travers le personnage de Maigret.

Quel regard portez-vous sur l’évolution de votre parcours d’écrivain ?

Arrivé tard dans la littérature, j’ai choisi de me concentrer sur le roman policier et j’aimerais que mes lecteurs s’attachent au commissaire Philibert Féra et prennent plaisir à le retrouver à l’occasion de nouvelles enquêtes en compagnie de son adjoint Renaud Durieux, de son amie la journaliste Claudia Bertoli et de son caniche Pluche. J’éprouve beaucoup de plaisir à faire vivre tout ce petit monde

Est-ce que désormais, l’écriture tient une place quotidienne dans votre vie ?

Mes romans policiers font désormais partie de ma vie. Il y a la phase d’écriture proprement dite. Il y a ensuite, dans ma démarche, la phase de validation auprès des experts concernés par le thème de mon livre. C’est l’occasion pour moi de rencontres et de dialogues enrichissants. Et puis il y a toute la phase de promotion avec les signatures et les salons qui permettent de rencontrer les lecteurs

À quels moments écrivez-vous ? L’écriture répond-t-elle à des rituels ou des dispositions particulières ?

Les choses murissent lentement au départ. Je dois d’abord trouver l’idée du roman en l’occurrence la victime qui va déclencher l’enquête. Ensuite j’alterne l’écriture proprement dite sur ordinateur et les notes que je prends sur un carnet quand les idées me viennent. En phase d’écriture mon carnet ne me quitte pas. Il est même sur ma table, à côté de mon lit, la nuit. Il est fréquent que durant mon sommeil des pistes m’apparaissent d’autant que dans l’élaboration de mes romans, si j’ai une victime au départ, je ne connais pas l’assassin. Il se révèle à moi, comme pour Féra, au fil de l’enquête

D’autres projets en cours d’écriture ?

Un troisième manuscrit « Mort sur le golf » est entre les mains de mon éditeur toujours, bien sûr, avec les mêmes personnages.

Deux autres manuscrits sont déjà rédigés et je viens tout juste de commencer le sixième.

Comment jugez-vous le paysage éditorial en Pays de Savoie : salons du livre, dédicaces, événements littéraires, etc. ? Quelles carences et quels atouts ?

Les pays de Savoie disposent de nombreux salons du livre. Je préfère personnellement les salons conviviaux à taille humaine comme ceux de Saint-Innocent ou des Marches. Comme partout je pense, certains libraires jouent le jeu de la promotion des livres régionaux, d’autres pas. Les salons m’ont permis de découvrir plusieurs collègues écrivains qui sont devenus des amis. Il y a une très grande diversité dans les écrits qui donne au lecteur un choix très large.

Nous avons la chance d’avoir la Société des Auteurs Savoyards qui est déjà et qui pourrait devenir plus encore une vitrine pour les auteurs savoyards.

Dans cet esprit, la création du site ALPS me paraît une excellente initiative de nature à faire mieux connaître et reconnaître la littérature savoyarde.

Le site de Roger Moiroud : http://roger.moiroud.net/

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