Champion olympique de descente à Turin en 2006, Antoine Deneriaz a publié aux éditions Altal un livre nommé « Mon rêve Olympique ».
Comment est née l’idée de ce livre avec les Éditions ALTAL? Qu’aviez-vous envie de faire ?
Antoine Deneriaz : En réalité, ce sont eux qui sont venus vers moi pour me proposer le projet de livre. L’idée m’a plu et je me suis lancé…
J’avais envie de raconter mon histoire, tout simplement, afin de montrer, surtout aux jeunes, que lorsque l’on croit très fort à quelque chose, tout peut arriver, et qu’il ne faut jamais baisser les bras… Raconter, que l’on peut venir d’une «petite stationvillage» de 500 habitants et malgré tout, remporter la plus grande des courses.
Comment avez-vous travaillé avec l’éditeur ?
Antoine Deneriaz : J’ai raconté mon histoire au cours de pas mal de RDV, l’éditeur travaillait ensuite sur le projet et me le retournait pour relecture et correction.
Cela vous semblait important de parler de vos débuts et de votre parcours dans ce livre, de transmettre cette expérience du haut niveau ?
Antoine Deneriaz : Oui, je n’ai pas envie de rester chez moi avec ma médaille, cela ne servirait à rien… J’ai maintenant envie de transmettre. Je crois vraiment que tout se joue très tôt: la passion, l’amour du travail bien fait, la persévérance sont des valeurs que nos parents, notre entourage peuvent nous apprendre très vite. J’avais aussi vraiment envie de dire que, qui que l’on soit et d’où que l’on vienne, si l’on se bat, on peut réaliser de grandes choses!
Quels ont été les retours de ce livre des lecteurs ?
Antoine Deneriaz : Je pense que mon livre a été très bien perçu de la part des jeunes…
Que faites-vous depuis que vous avez arrêté votre carrière ?
Antoine Deneriaz : Je continue à travailler avec d’anciens partenaires, comme Salomon, Morillon par exemple. Je suis consultant pour France Télévision (je viens de travailler sur les mondiaux de Val d’Isère, et serai normalement sur les prochains J.O.). Je fais également partie du comité de pilotage d’Annecy 2018, un projet qui me tient très à cœur et j’espère que l’on va gagner dans cette course à l’obtention de la candidature française pour les J.O. de 2018. Enfin, je sors une marque de casques de ski, masques de ski et lunettes de soleil à mon nom. La marque «Dénériaz» sera en vente l’hiver 2009/2010.
Vous avez 32 ans. Est-ce que parfois cela ne vous démange pas de reprendre la compétition ?
Antoine Deneriaz : Non, je sais pourquoi j’ai arrêté, j’ai tourné la page.
Que retenez-vous de votre carrière ? La médaille d’or aux JO de Turin et les victoires ou les années de labeur et d’entraînement ?
Antoine Deneriaz : Tout! Bien sûr, la médaille d’or est le couronnement, la récompense de ces 30 ans de travail, un moment que je n’oublierai jamais. Mais, c’est l’ensemble de ma carrière qui m’a apporté et qui fait qui je suis aujourd’hui… Ces presque 30 ans de travail, de victoires, de bonheur, mais aussi de galères, de blessures, etc. On apprend à travers toutes les expériences.
Enfin, quel bilan faites-vous des championnats du monde de Val d’Isère ? Satisfait de la performance des Français ?
Antoine Deneriaz : Oui, je pense que c’est un très bon bilan. Il manque un titre, mais bon, le bilan est excellent! Quasiment, tous on fait leurs meilleurs résultats, il y a plein de top 10. Et puis avec un peu plus de réussite, le bilan aurait pu être incroyable (sorties de piste de Grange, d’Aubert…).